| Des lances monitors tractables livrées dans le monde entier |
Dans les années 1990 les lances monitor portables possédaient une capacité maximum de 3000 litres par minute. Pour dépasser ce débit, il fallait faire appel à des lances monitor tractables.

Dans les années 1990 les lances monitor portables possédaient une capacité maximum de 3000 litres par minute. Pour dépasser ce débit, il fallait faire appel à des lances monitor tractables.
Ce qui explique que nos constructions de lances monitor tractables commencent à 3000 litres par minute que nous continuons à construire et à vendre malgré le fait que nos fabrications nous permettent d’atteindre les débits de 5000 et 8000 litres par minute dans des engins transportables très compacts et légers. Leur empattement repliable permet un rangement dans un camion pompe-tonne. Nos ventes de ces appareils se font principalement en Chine où les pompiers chinois savent profiter des innovations et de l’avantage offert en matière de flexibilité et de transport. En revanche, les pompiers français semblent considérer que les engins tractables offrent plus de stabilité et donc de sécurité pour du personnel peu formé ou stressé, et donc pas conscient des risques d’un débit de 8000 litres par minute tirant à l’horizontal. Ils n’ont peut-être même jamais entendu parler de Torricelli. Donc, avec une lance moderne et un débit de 8000 l/m (soit 133 kg/s), avec une pression de 7 bars, la force de réaction d’un jet droit est de 400 kg, suffisant pour tuer n’importe quel être vivant.
Nos lances monitor tractables sont construites avec un châssis standard équipé d’un timon réglable et de pieds stabilisateurs, ainsi qu’une roue jockey. Un coffret de rangement vient compléter l’équipement pour transporter soit un diffuseur, un canon eau, un canon eau-mousse, avec ou sans disperseur en nappe. Au-delà de 5000 litres par minute, en fonction de la masse à transporter, le châssis est double. Dans tous les cas de figure, nos constructions sont réalisées en tôle d’alliage d’aluminium damé et anti-dérapante. Le choix de ce type de constructions est dû à un événement que nous n’avions pas prévu, au début des années 1990, nous avions livré une douzaine de lances monitor tractables à la direction départementale des services d’incendie et de secours de Meurthe et Moselle. Les pompiers avaient laissé l’appareil à l’extérieur sur le plateau de Vandoeuvre tout l’hiver en proie aux intempéries, aux pluies, gels et autres avatars. Avec pour résultat des piqûres de rouille au niveau des soudures sur la construction en acier, malgré 5 couches de peinture. J’ai eu droit aux réclamations du colonel, avec expressions assassines. J’ai envoyé une équipe qui a démonté les réservoirs d’émulseurs, les lances monitor, les châssis et récupéré les armatures qui ont été décapées et repeintes de 9 couches de peinture. Puis retour a Vandoeuvre et remontage.
Je me suis promis que ceci n’arriverait plus jamais et ce n’est plus arrivé depuis que les armatures sont construites alliage d’aluminium qui ne rouille pas.
Aujourd’hui nous construisons ces lances monitor tractables avec des débits dépassant 30,000 litres par minute et nous avons un projet pour une telle machine avec canon eau-mousse de 60,000 litres par minute. Ces machines sont livrables avec ou sans réservoir d’émulseur. A 30,00 l/min, l’engin est équipé d’un ballaste accueillant 1300 litres d’eau et assurant la stabilité dans toutes les positions.
Les lances monitor tractables sont livrées dans le monde entier, principalement aux services de protection incendie des pétroliers qui possèdent les motopompes des puissances appropriées.
Pendant longtemps nos principaux clients ont été les pétroliers russes. Aujourd’hui, ce sont plutôt les chinois, mais vous pouvez trouver nos productions sur toute la planète, y compris en France ; car si nous n’avons pas de pétrole, nous avons des raffineries et des dépôts de carburant, et le pétrole ça brûle ! Les puits de pétrole du Koweït en sont la preuve, et le dépôt de pétrole de Dalian s’en rappellera pendant longtemps. Concernant le Koweït, les français avaient une trentaine de puits de pétrole à éteindre, nous avons préparé le matériel, mais notre administration, au lieu d’envoyer une équipe a préféré sous-traiter l’opération aux américains. Toutes les expériences que nous aurions pu en tirer ont été ainsi perdues.
B.G.










